Transition collective, le nouveau dispositif lancé par le gouvernement

La nouvelle est tombée le 26 octobre 2020, lors de la deuxième conférence du dialogue social par la ministre du Travail, Elisabeth Borne. Le nouveau dispositif « Transition collective » concerne les salariés dont les emplois sont menacés et a pour objectif de les former vers des métiers porteurs localement.

Un dispositif simplifié :

L’objectif de ce projet, c’est de simplifier les démarches pour le dossier de formation. Transition collective est : « simple (sans obligation administrative), autonome (sans être lié avec d’autres dispositifs tels que Pro-A) et directement mobilisable ». Aucune mobilisation du CPF sera requise. Vous pourrez donc garder cet argent pour vous former dans d’autres compétences.

Ce dispositif a pour vocation de faciliter la reconversion professionnelle des salariés qui exercent des métiers en tension, en évitant de passer par la case chômage. Les formations suite à la reconversion, concerne les métiers d’avenir et les domaines qui peinent à recruter dans leur bassin d’emploi. L’étude de besoin en main-d’œuvre de Pôle Emploi vise différents secteurs : service à la personne, la santé, l’informatique et la logistique.

Bien sûr, tout cela sera affiné et décliné au niveau régional. Les régions n’ont pas forcément les mêmes difficultés de recrutement dans certains domaines.

Afin de compléter cette mesure, le congé de mobilité et le congé de reclassement sont allongés à deux ans et de même pour les exonérations de cotisations correspondantes.

A la fin de la formation, le salarié peut se repositionner dans l’entreprise dans laquelle il travaille ou vers un autre secteur d’avenir avec des compétences renforcées et certifiées.

Qui s’occupe de Transition collective :

Le dispositif a été co-construit avec les partenaires sociaux et les entreprises. Pour pouvoir adapter les demandes et les besoins au niveau régional, c’est l’association Transition Pro qui s’occupe de ce nouveau projet.

Qu’est ce que Transition pro ?

Transition pro est une structure paritaire créée par les partenaires sociaux pour le développement des compétences des professionnelles. Elle permet également aux salariés de concrétiser un nouveau projet professionnel. Elle est aussi à l’origine du Fongecif qui permet aux personnes salariées de se reconvertir.


Les dossiers de formation sont donc pris en charge par Transition pro et seront secondés par les OPCO (opérateurs de compétences).

Le ministère espère que ce dispositif sera mis en place et fonctionnel avant la fin de l’année.

Qui est éligible ? :

Toutes les entreprises qui contiennent des métiers en tension peuvent bénéficier du dispositif transition collective. Cependant, selon la taille de l’entreprise, les frais pris en charge ne sont pas du tout les mêmes.


Pour les entreprises de plus de 1000 salariés : La rémunération ainsi que les frais pédagogiques sont remboursées à hauteur du 40%.
Pour les entreprises entre 300 et 1000 salariés : Le tout est pris en charge à 75%.
Pour les entreprises de moins de 300 salariés : Celles-ci n’ont rien à débourser. Tout est pris en charge par Transition pro et c’est un coût nul pour l’entreprise

Le gouvernement prévoit une enveloppe de 500 millions d’euros du FNE-formation pour l’investir dans le dispositif. Cet argent est prélevé dans le cadre du plan avenir. « Il ne s’agit pas d’une enveloppe fermée, elle pourra en effet être ajustée en fonction de la mobilisation sur le terrain du dispositif » précise la ministre du Travail.

Le petit mot de la fin :

Le dispositif Transition collective est un gros projet lancé par le gouvernement, mais il permet aux emplois en tension de se reconvertir et de trouver du travail rapidement en évitant de passer par le chômage. De nombreux secteurs sont à la recherche de personnel à embaucher faute de candidatures. Et si vous passiez le cap ?